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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 00:27

mademoiselle-julie.gif  

 

 

MADEMOISELLE JULIE

 

                          traduit du suédois par Terje Sinding

 

Je trouve ça vraiment très difficile de parler des pièces de théâtre qu'on lit , du moins en terme d'impressions type, j'ai aimé/pas aimé, parce qu'en général, il n'y a pas vraiment d'intrigue, d'histoire, avec un début, un milieu, une fin. Il s'agit plus d'un instant pris quasi sur le vif, une nuit, un après-midi, un moment de vie, et d'une somme d'idées et de réflexions que l'auteur met en scène à travers des personnages. C'est vraiment particulier car très fugace, fugitif, après lecture. La préface de l'auteur qui éclaire cette pièce est par contre très instructive, comme si elle la complétait, .

 

Trois personnages ici: Mademoiselle Julie, fille d'un comte, Jean, valet, et Kristin, cuisinière

 

J'étais assez sceptique au début en voyant que cette pièce avait si peu de rôles, mais j'ai bien aimé le dynamisme des dialogues avec leur franc-parler, et les personnages, bien définis. Les projecteurs sont principalement sur Mademoiselle Julie et Jean, qui, l'espace d'une nuit, celle de la Saint-Jean, commettent l'irréparable.

Mademoiselle Julie n'est pas du genre fleur bleue, elle a été élevée dans les idées, déjà en vogue à l'époque, de liberté et d'égalité des sexes, elle en fait souvent à sa tête, faisant fi des bonnes moeurs et de ce qu'impose son rang, n'est pas des plus distinguées pour une fille de comte, mais cet événement lui fait perdre sa belle assurance.

Jean, lui, a des idées très arrêtées sur la place de chacun, mais est également ambitieux et un poil arriviste.

Leurs échanges, houleux par brefs moments, atteignent parfois des sommets savoureux! 

 

On assiste là à un jeu d'ascenseur montant et descendant des classes sociales à travers ces deux personnages, dans leurs attitudes et leurs observations. Leurs échanges sont de ce fait assez surprenants et parfois même amusants.

La fin m'a semblé assez abrupte et floue quant à son issue.

 

Pièce qui date de 1888 et qui se présente comme une tragédie naturaliste, écrite par Strindberg, un auteur suédois que j'avais découvert via Kafka et qu'il me tardait de lire!

Voilà qui est fait et s'intègre dans mon projet "Le théâtre se lit". Curiosité satisfaite!

 

 

L'auteur

Johan August Strindberg, né le à Stockholm en 1849, est un écrivain, dramaturge et peintre suédois. Il fait partie des auteurs suédois les plus importants et est un des pères du théâtre moderne. Ses œuvres se classent parmi deux courants littéraires majeurs, le naturalisme et l'expressionnisme.

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 15:20

cuisine - arnold wesker 

 

 

THE KITCHEN

 

( LA CUISINE )

 

                    traduit de l'anglais par Keith Gore

 

 

"Si le monde était pour Shakespeare une scène de théâtre, pour moi c'est une cuisine, où le va-et-vient des personnes fait qu'on n'a jamais le temps de se comprendre, et où les amitiés, les amours et les conflits sont des feux de paille, aussitôt oubliés." 

L'auteur, Arnold Wesker 

 

Séduite par cette façon de voir les choses et par la thématique apparente de cette pièce, je n'ai pas hésité à l'intégrer de suite à mon projet "Le théâtre se lit"

 

Je l'ai trouvée étonnamment moderne, contemporaine, dans les dialogues, pourtant cette pièce est parue pour la première fois en français en 1967, mais l'édition que j'ai lue est a priori une nouvelle version entièrement retraduite.

 

Pièce vivace dont le thème et le contexte avaient tout pour me plaire, je n'y ai cependant pas vu d'intérêt majeur, en tout cas dans la première partie qui est vraiment très visuelle et animée, et qui par contre, doit bien rendre sur scène. 

La deuxième partie est plus intéressante et plus représentative de ce qu'on appelle le "kitchen sink drama" (terme que je viens de découvrir...), qui expose la situation des classes ouvrières, leurs rêves et idéaux sociaux, la colère et l'énervement de ces classes liés à un quotidien pesant et sans issue. Les dialogues et idées qui en ressortent sont plus consistants que dans la première partie.

J'ai trouvé aussi qu'il y avait beaucoup trop d'indications pour la mise en scène, ce qui a nui à la fluidité de ma lecture, et j'étais assez étonnée aussi par les quelques dialogues en allemand non traduits. 

 

Une lecture qui a satisfait une certaine curiosité dans le cadre de mon projet, mais qui ne me laissera pas de souvenir indélébile.   

 

 

L'auteur

Arnold Wesker, né à Londres en 1932, est l'auteur de trente-cinq pièces de théâtre et de plusieurs volumes de prose. La cuisine est parue en français pour la première fois en 1967 et créée à Paris en 1976 par Ariane Mnouchkine.

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 00:45

yael-tautavel.gif 

 

 

YAËL TAUTAVEL OU L'ENFANCE DE L'ART

 

 

Une très bonne idée de lecture suggérée par une visiteuse de ce blog, Soucilou (com' 22), dans le cadre de mon projet "Le théâtre se lit", avec une incursion cette fois-ci côté théâtre jeunesse!

 

Quelle bonne petite surprise que ce petit livre plein d'humour, décalé, qui semble à première vue d'une légèreté enfantine mais qui suscite bien des réflexions, qui est touchant, malgré les délires de l'auteur qui oscillent entre trouvailles cocasses et jolis mots d'enfants.

Que d'idées véhiculées en quelques pages, au travers d'un contexte très simple:

 

Le résumé:

"Les animaux ont fui l'île polluée : Yaël, né après ce Grand Exode, n'a jamais vu ni poule, ni grenouille, ni aucune bête à poils ou à plumes. Depuis, il questionne son grand frère Gaétan sur ses souvenirs d'animaux. Ils rencontrent un jour M. Habilis, peintre animalier vivant sur la Grande Terre, refuge de la faune en fuite. C'est décidé : ils iront sur le continent pour admirer et se régaler de ces bêtes. Là-bas, c'est le coup de foudre entre Gaétan et Kinoë, la fille du peintre. Yaël, lui, se découvre une passion pour la peinture et devient l'apprenti d'Habilis. Le chemin des deux frères se sépare alors : il est temps pour eux de grandir.

Voyage initiatique, découverte de l'art et de l'amour, Stéphane Jaubertie propose cette pièce drôle et poétique dans une langue inventive et imagée."

 

 

J'ai beaucoup aimé ces dialogues nés de l'imaginaire de ceux qui n'auraient pas connu les animaux:

 

YAËL.- Dis. Tu dors? Tu dors dis! Moi j'arrive pas. [...]

GAËTAN.- Compte les moutons. [...] Quand ça fait pas des pulls ou quand ça chope pas la grillade, le mouton ça aide à dormir.

YAËL.- Comme la verveine, en tisane?

GAËTAN.- Ça se boit pas, ça se compte.

YAËL.- Goutte à goutte?

GAËTAN.- Voilà. Bonne nuit.

[...]

GAËTAN.- Il faut dormir maintenant.

YAËL.- Ouais. Je prends juste quelques gouttes de mouton, et je te dis à demain pour l'aventure.

 

 

GAËTAN.- Où ça un chat qui pète?

YAËL.- Ben là!

KINOË.- C'est pas un chat, c'est un hippopotame dans son bain.

YAËL.- Il a des moustaches tout pareil, on peut confondre.

 

 

C'est que quand on a connu toute sa vie que les châtaignes à l'eau, les potages à l'oseille, les poireaux vinaigrettes, les brocolis vapeur, les cakes aux betteraves, les esprits s'emballent à l'idée de brochettes de tortue et de ragoût d'hirondelle, de quiche au gorille et de tarte au castor, de jambon d'hirondelle, sans parler des troupeaux de girolles quand on veut parler des giraffes!

 

Et puis, memo très personnel qui peut paraître débile comme ça, mais je ne pouvais m'empêcher de rire en lisant les dialogues du facteur Chuvul et de sa femme Chaval, qui remplacent toutes les voyelles de leurs phrases respectivement par "u" et "a".

 

Lecture surprenamment rafraîchissante et amusante! 

 

 

L'auteur

Stéphane Jaubertie est né en 1970 à Périgueux, où il a grandi et débuté sa carrière de comédien.
Il découvre le théâtre au lycée Laure-Gatet. Très vite, il se prend au jeu, joue au théâtre de la Vache Cruelle avec Pierre Orma, puis va parfaire sa formation à l’école de la Comédie de Saint-Étienne. A sa sortie en 1992, il continue à se produire à la Vache Cruelle, notamment dans Naïves Hirondelles, de Dubillard. Il joue par la suite dans une trentaine d’œuvres de divers auteurs : William Shakespeare, Bernard-Marie Koltès, Georges Feydeau, Harold Pinter, Bertolt Brecht, Fernando Pessoa, Federico Garcia Lorca...
Depuis, il s'est installé à Paris, et voyage, de scènes en scènes. Il est également auteur associé au Théâtre Nouvelle Génération de Lyon et anime à Paris et en province, des ateliers « d’écriture dynamique » pour les enfants et pour les adultes. 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 22:49

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MUSÉE HAUT, MUSÉE BAS

 

 

Voilà une pièce de théâtre que je n'aurais jamais pensé à lire sans l'intervention de Pichenette sur mon projet "Le théâtre se lit". C'est que j'en avais vu l'adaptation cinématographique il y a deux ans, sans avoir tilté à l'époque qu'il s'agissait d'une pièce! J'avais bien aimé le côté un peu décalé de ce film dont l'action se déroule dans un musée, et l'idée de lire la pièce pour y retrouver les dialogues et les situations un poil farfelus m'a séduite. On y croise une diversité de personnages aux réflexions complètement délirantes.

Un régal!

 

Un extrait:

 

                                                              CAFÉTÉRIA

                                                                Discours

 

 

Un professeur et ses élèves arrivent à la cafétéria, ils s'assoient à une table.

 

LE PROFESSEUR. [...] vous constaterez à l'évidence que l'art, ou disons la présence de l'art, réside hors de tout discours.[...]

 

ÉLÈVE 1. L'art est donc dans ce qui n'est pas dit.

 

LE PROFESSEUR. Je dirais que l'art réside dans ce qui n'est pas dit de lui.

 

ÉLÈVE 2. Le non-dit?

 

LE PROFESSEUR. Une partie du non-dit.

 

ÉLÈVE 3. L'art, c'est un peu de quand on se tait.

 

LE PROFESSEUR. C'est le moment où tous ensemble on ne dit pas ce qu'est l'art, qu'il y a possibilité d'art.

 

ÉLÈVE 4. En gros, le mieux c'est qu'on la ferme.

 

LE PROFESSEUR. Ça dépend qui se tait.

 

ÉLÈVE 3. Si c'est un crétin qui se tait ce n'est peut-être pas très bon pour l'art.

 

ÉLÈVE 1. Si un crétin s'était tu tout à l'heure devant l'art étrusque, il serait quand même venu, l'art étrusque dans son silence?

 

ÉLÈVE 3. Naître dans le silence d'un crétin, ça peut l'abîmer quand même, non?

 

ÉLÈVE 1. Le tout est de savoir si l'art est plus abîmé par un crétin qui se tait ou par un intellectuel qui parle.

[...]

 

 

J'ai adoré aussi la scène où ce sont les visiteurs qui constituent l'oeuvre de l'artiste, leurs moindres mouvements, faits et gestes dans la salle la composent, qu'ils en soient conscients ou non. J'ai trouvé ça excellent et franchement désopilant!

 

 

Ci-dessous deux extraits du film: 

 

 

 

 

 

 

L'auteur

Cinéaste, metteur en scène, dramaturge, Jean-Michel Ribes, né en 1946, dirige le théâtre du Rond-Point à Paris. Il a publié de nombreuses pièces chez Actes Sud-Papiers, et en collection de poche Babel ont notamment paru Monologues, bilogues, trilogues (n° 286), Palace (n° 395), Merci Bernard (n° 488), Théâtre sans animaux (n° 628) et Multilogues suivi de Dieu le veut (n° 736).


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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 00:13

ChantsAdieu.jpg 

 

 

CHANTS D'ADIEU

 

                        traduit du japonais par Yutaka Makino

 

 

C'est la première pièce de théâtre japonaise que je lis et je dois dire que je suis plutôt contente de cette trouvaille inespérée que je dois à Catherine

 

C'est, par ailleurs, une pièce contemporaine, qui a été mise en scène en janvier 2007 par Laurent Gutmann au Centre Dramatique de Thionville-Lorraine.

 

J'ai trouvé le thème, ou du moins le contexte de la pièce, assez étonnant pour du théâtre.

Nous sommes en effet en pleine veillée funèbre, les personnages sont en deuil et discutent entre autres de l'organisation de l'enterrement. Je craignais quelque chose d'assez glauque, mais en fin de compte, ça s'ancre dans le quotidien comme un événement très naturel, limite banal, dont il faut "juste" s'occuper de l'organisation. Les dialogues vont bon train, sans drame, sans effusion de larmes, sans douleur exprimée, sans rigidité non plus, on y parle même de singes dans les onsen et autres sujets de conversation qui pourraient sembler inappropriés lors d'une veillée funèbre, j'ai trouvé ça plutôt drôle, et rassurant (bien que j'aie eu quelques remords en éclatant de rire à un passage... celui des photos à prévoir pour les autels...)

 

Pour situer la pièce, Marie, 37 ans, professeur de français au Japon, vient de décéder. Nous sommes à la veillée funèbre chez son mari, au Japon. Ses parents, son frère, une collègue et amie, ainsi que la famille de son époux, dont la soeur et ses parents, sont réunis pour cette occasion. Débarque plus tard François, l'ex-mari de la défunte...

 

Voilà une scène qui donne lieu à la classique confrontation des cultures, mais j'ai trouvé ça assez léger ici, pas comme ça aurait pu l'être il y a un siècle avec toute l'incommunicabilité qu'il aurait pu y avoir. On apprend des choses, notamment sur le déroulement des funérailles au Japon, la famille japonaise semble ici dotée d'une grande compréhension et ouverture auxquelles je ne m'attendais pas par rapport aux questions de la famille française, ils sont très arrangeants et serviables, limite si ce ne sont pas les Européens qui semblaient coincés avec leurs idées reçues, et un poil indécent dans leurs comportements et réflexions par moment (mais je me suis dit que c'était peut-être dû au fait aussi que la pièce ait été écrite par un Japonais).

J'ai été aussi assez déconcertée par l'humour inattendu qui ressortait de certains quiproquos ou certaines remarques, un humour pas très exactement prépondérant mais présent tout de même, ce qui était particulièrement appréciable.

 

Dans la traduction par contre, j'ai trouvé ça très bizarre que l'auteur attribue aux Français des "Eeeh" et "Aaah" tellement typiques des Japonais, je trouvais que ça collait mal, et très étrange aussi ce côté double conversation signalée par des astérisques, il faut suivre à la lecture!

 

 

Une lecture que j'ai trouvée très intéressante dans le sens "expérience presque surréaliste", surprenante en tout cas.

 

 

Et une pièce de plus dans le cadre du Projet-theatre.jpg !

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 23:40
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UNE MAISON DE POUPÉE


J'adore ces livres dont l'histoire commence à la page 40 tellement les introductions sont interminables! Ça réduit du coup l'épaisseur du livre d'une bonne longueur - bon en même temps, ce livre n'est pas très épais et en plus c'est du théâtre...

J'ai moyen aimé l'histoire au début - peut-être étais-je aussi un peu décalée - j'ai trouvé entre autres un peu extrême l'idée que pour un faux, une vie puisse être foutue en l'air, mais bon, c'est l'esprit d'une époque, d'un temps, dans nos contrées... celui où la femme était inférieure à l'homme au sens où son existence se réduisait à être épouse et mère sans qu'elle ait son mot à dire - faudrait d'ailleurs que je me replonge dans les classiques, ça faisait un bail que je n'avais pas lu des choses pareilles et c'est toujours assez ahurissant.

Un 'tit extrait:

                                                           HELMER
[...] Est-ce que ce ne sont pas tes devoirs envers ton mari et tes enfants?
                                                           NORA
J'ai d'autres devoirs tout aussi sacrés.
                                                           HELMER
Non, tu n'en as pas. Quels seraient tes devoirs?
                                                          NORA
Mes devoirs envers moi-même.
                                                          HELMER
Tu es d'abord et avant tout épouse et mère.
                                                          NORA
Cela, je ne le crois plus. Je crois que je suis d'abord et avant tout un être humain, au même titre que toi...



Dans l'ensemble, j'ai trouvé Nora épuisante, le mari ridicule bref, tout me semblait gnangnan, j'étais même à deux doigts d'être déçue, genre, c'est ça, Ibsen???

Ça c'est jusqu'à ce que j'arrive à quelques pages avant la fin - grand retournement de situation, et à chaque phrase j'étais là: "ben voilà! ben voilà! aaah mais quand même! je me disais aussi! Ex-act-e-ment! Non mais!"

Et du coup je reviens sur mon impression de départ et je me dis que c'est une pièce très réussie mais tout se concentre vraiment sur les dernières pages...


L'auteur
Dramaturge norvégien (1828-1906), Henrik Ibsen, après avoir été instructeur au théâtre de Bergen, part à Copenhague où des rencontres philosophiques et artistiques alimentent son oeuvre. Le théâtre d'Oslo dont il devient directeur à son retour en Norvège fait faillite, il part alors en Europe et développe de nouveaux grands thèmes comme celui de la défense de l'individualisme. Après ses pièces traditionnelles, il n'écrira plus que des drames contemporains où il décrit les tares de la société bourgeoise et l'affrontement entre l'individu et la 'majorité compacte'.

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 16:54
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CÉLIBATAIRES


Première pièce de théâtre de l'année suivant mon projet d'en lire quelques-unes en 2010, quelques bonnes âmes m'ont un peu forcé la main en m'offrant quelques pièces pour mon anniv' (ça m'apprendra à publier des idées comme ça sur un blog public... ). Heureusement, je suis encore dans ma période très très motivée et j'ai décidé d'ouvrir le bal avec une pièce qui me semblait sympathique et divertissante - c'est qu'on va pas faire dans la complexité non plus pour un projet comme ça (!)) - profitant de l'occasion aussi (tant qu'à faire), pour découvrir un auteur français dont je n'ai encore rien lu, David Foenkinos.

Pièce très divertissante en effet, où j'ai beaucoup souri, parfois même gloussé dans mon lit (lu en à peine une heure), ça m'a fait bizarre de me replonger dans ce genre, finalement ça se lit très bien (bon là faut dire aussi qu'il n'y avait que deux personnages, ça facilite la lecture et le suivi des dialogues) j'ai bien aimé retrouver les indications de mise en scène typiques des pièces, j'ai essayé aussi de m'imaginer Catherine Jacob dont je vois très bien la tête - "pièce créée pour la première fois, le 19 septembre 2008, au Studio des Champs-Elysées, dans une mise en scène de Anouche Setbon, avec Catherine Jacob et Christian Charmetant", annonce le livre -  mais ça me semble quand même court pour faire un spectacle d'une heure et demie par là.

Le thème, celui du célibat à notre époque, est plutôt bien traité, avec humour et légèreté, j'ai bien aimé. Pour le résumé, je reprends la 4è de couv':

"Les rencontres amoureuses sur Internet... c'est la fin des agences matrimoniales! Michel et Sylvie sont deux employés de ces sociétés en voie de disparition. Célibataires, ils mettent leur cœur à aider les autres. Jusqu'à s'oublier eux-mêmes. Comme plus personne ne vient dans l'agence, il serait peut-être temps qu'ils s'occupent enfin d'eux?
Dans cette première comédie de David Foenkinos, on retrouve son univers plein de fantaisie et d'humour. Réflexions sur le couple, sur la solitude, sur le divorce, sur l'angoisse du bonheur (et oui ça existe!), et sur l'art de danser subitement le tango."


J'étais particulièrement amusée par la scène 6. Dans l'ensemble, de bons moments, je crois que ce projet tombe à pic pour quand je serai dans ma période G&P, ça fait l'effet "petite bouffée d'air qui change les idées", presque comme quand on va au théâtre finalement!


L'auteur:
David Foenkinos est l'auteur de sept romans, traduits dans une quinzaine de pays, dont Le Potentiel érotique de ma femme (Prix Roger Nimier 2004), En cas de bonheur et Nos séparations. Célibataires est sa première pièce de théâtre.


J'en profite pour signaler, à ceux qui regretteraient l'inexistence d'un défi autour du théâtre, que Catherine l'a lancé ICI.
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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 19:27



SIX PERSONNAGES EN QUETE D'AUTEUR
 
(SIX CHARACTERS IN SEARCH OF AN AUTHOR)
 
(SEIS PERSONAJES EN BUSCA DE AUTOR)


Présentation de l'éditeur
"Sur la scène d'un théâtre, alors qu'un directeur de troupe et ses comédiens répètent, six individus endeuillés font irruption. Ce sont des personnages, tous membres d'une même famille. Nés dans l'imagination d'un auteur qui a refusé de leur donner une existence artistique, ils revendiquent avec force leur droit de vivre et cherchent celui qui acceptera d'écrire leur drame."

 
Encore une fois, je ne suis pas très théâtre, du moins en lecture, mais j'ai un bon souvenir de cette pièce dont l'intrigue est originale et un peu folle.


(commenté le 26/08/2004)
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 19:06



 
Je n'accroche pas beaucoup aux pièces de théâtre, du moins je préfère les regarder que les lire (c'est d'ailleurs plus fait pour ça non?), mais je me devais de citer un des auteurs que j'affectionnais tout particulièrement il y a une époque, Ionesco, un génie de l'absurde!
 
Parmi les pièces que j'avais bien aimées:
 
  • La cantatrice chauve (The Bald Prima Donna (or Soprano)) (La cantante calva)
  • La leçon (The Lesson) (La leccion)
  • Rhinocéros (Rhinoceros) (El rinoceronte)
  • Les chaises (The Chairs) (Las sillas
etc, etc, etc 


(commenté le 01/12/2003)
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LECTURES EN COURS

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