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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 15:52

Anna-karenine.jpg  

 

 

ANNA KARÉNINE

 

Aaaaaaaaaaaaaaaaaah! (soupir de soulagement quand je suis enfin arrivée à bout de ce roman!)

Quelle punition pour n'avoir pas pu lire Guerre et Paix avec tout le monde comme il était prévu en début d'année , quel terrible sentiment de solitude à la lecture de ce classique russe, de calvaire mené seule à un rythme qu'on essaie soutenu pour éviter de se prendre une amende à la bib' et pour pouvoir vite passer à autre chose. J'espère que cet étalage de souffrance non feinte me vaudra l'absolution de mes comparses pour l'échec de la lecture commune de Guerre et Paix.

 

Notons quand même que je ne me suis pas forcée à lire ce livre, que personne ne m'a forcée, que j'avais envie de découvrir la plume de Tolstoï et ce Anna Karénine qui fleurait bon la grande histoire....

... mais...

Pour ceux qui ne pourront supporter de me voir souiller de mes impressions ce chef d'oeuvre, passer directement aux commentaires des meilleurs critiques qui argumentent merveilleusement pourquoi Anna Karénine c'est bien (je pourrais citer entre autres Keisha et Brize, mais les avis élogieux ne manquent pas).

 

Moi, j'ai été ravie de lire dans la préface de Louis Pauwels citant Tolstoï face à son oeuvre:

"Après Anna Karénine, qu'il déteste d'ailleurs en achevant sa composition ("c'est trop simple, c'est trop insignifiant")..."

Mais même luiiii le diiiiiiiit!!! 

 

Qu'est-ce qui m'a concrètement gonflée (oui, allons-y franco) dans ce roman?

- l'histoire, tout simplement (mais ça pèse lourd dans l'appréciation d'un livre il faut dire), celle d'Anna en particulier (manque de pot, le livre était centré sur elle...), le fait qu'elle se pose quasi en victime de son délit d'adultère, je l'ai trouvé usante avec son Vromski.

 

- des scènes d'amour cliché, à un point que j'avais l'impression de lire du Harlequin amélioré, une histoire d'adultère classique et sans intérêt pour moi, des scènes par trop prévisibles et convenues. J'avoue que côté coeur, il m'intéressait davantage de savoir si Kitty et Levine allait finir ensemble en fin de compte que de suivre Anna et Vromsky qui me faisaient baîller d'ennui, mais d'une manière générale, je n'ai pas trouvé ces histoires d'amour contrarié transcendantes ni palpitantes.

 

- et tous ces hommes qui sanglotent toutes les 50 pages, c'était la goutte d'eau...

 

Cela dit, même si l'histoire en elle-même m'a (presque) profondément ennuyée, j'ai trouvé que le roman se lisait bien, vraiment, ceci étant problablement dû au style de l'auteur, qui, malgré le trop de détails dans l'action, les mouvements, les événements, a su donner un rythme dynamique à son récit. Ça m'a vraiment étonnée que malgré le fait que j'avais du mal à apprécier l'histoire, j'avançais plutôt bien dans ce petit pavé.

 

Une grande fresque sociale se dessine aussi en arrière-plan, Tolstoï dresse le portrait d'une société prête à exploser, en développant, par l'intermédiaire de ses personnages, les questions politiques et agraires de son temps. C'est un document richement étoffé en ce sens, qui pourrait avoir valeur de témoignage d'époque,pour qui s'intéresserait à ces problématiques.

 

Ce qui m'a marquée aussi positivement, c'est l'humour de Tolstoï dans certaines scènes et réflexions. En tête j'ai la scène désopilante avec l'avocat que le mari d'Anna va consulter, il y a aussi les scènes avec Levine dont la gaucherie et le manque de confiance le rendent amusant et attachant.

 

Voilà, j'ai lu un Tolstoï, peut-être pas celui qui me convient le mieux. Toujours partante pour Guerre et Paix, même si ce ne sera raisonnablement pas dans l'immédiat smiley_siffle.gif, et côté classiques russes, j'ai l'impression de me sentir plus d'affinités avec Dostoïevski quand même.

 

Lu dans le cadre du défi Russie-défi

(DAL 2010 - 6 / reste 09)

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 13:58

mrs-dalloway.jpg


MRS DALLOWAY


Première partie (bonne moitié), j'étais prise dedans, je trouvais ça plutôt pas désagréable, pas franchement mon trip mais je suivais sans souci, puis coupure inopinée il y eut - une interruption de lecture d'une semaine - et ça,(surtout dans ce roman...!), c'est comme perdre le fil d'une pensée, on se sent perdu, frustré, trahi, on essaie de revenir dessus mais quand c'est perdu, c'est perdu...

Par ailleurs, j'avoue que je ne l'ai pas ressenti comme une lecture des plus enthousiasmantes - pas vraiment l'absence d'intrigue mais l'absence d'actions qui m'a quelque peu minée...
C'est vrai que c'est très admirable ce monologue intérieur faisant intervenir plusieurs personnes, plutôt intéressant ce contexte d'après-guerre, Londres, Big Ben qui rythme le temps présent alors que les fantômes du passé envahissent le roman.
Ça m'a en plus rappelé mes études à la fac avec le "stream of consciousness", dont un très mauvais souvenir d'une étude du temps sur Seize the Day de Saul Bellow, pareil, une tranche de vie sur une journée et le lecteur qui suit le monologue intérieur du personnage (ze stream of consciousness donc) et il faut s'extasier parce qu'à l'époque, c'était une grande première!
Bon, là, Woolf fait plus fort parce qu'elle mélange tous les monologues intérieurs de ses personnages (tous les "stream of consciousness" donc...), ça foisonne, ça tourbillonne, on passe de l'un à l'autre sans crier gare, c'est riche, ça l'est d'autant plus que c'est l'esprit de toute une époque qui est rendu ici, toutes classes sociales représentées, c'est la période d'après-guerre, clairement ça mériterait relecture mais bon, déjà j'ai du mal à rester concentrée en écoutant un monologue oral qui dure trois plombes, alors plusieurs monologues intérieurs bonjour...


Ah quelle joie de pouvoir écrire ce genre de choses sur une lecture, c'est-à-dire ce que je pense réellement, alors qu'à l'époque de la fac, cela n'aurait bien évidemment pas été possible et il aurait fallu que je ponde un beau commentaire.
Joie joie joie du lecteur lambda!!!

Lecture commune avec Keisha, Pauline, Dominique, Mango, Cynthia (lecture commune non regrettée je précise, car c'est quand même un grand classique que je rêvais voulais lire depuis bien longtemps - sur un autre thème et sur le même style, je pense que j'aurais mieux apprécié (donc je me garde quand même les autres Virginia Woolf sous le coude) mais les pensées de Mrs Dalloway et de ses compères m'ont quand même assez laissée de marbre, je dois dire...

 

 

Lu dans le cadre du challenge EnglishClassics

(DAL 2010 - 2 / reste 13)

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 19:14



LES AMES MORTES
 
( DEAD SOULS )
 

Amazon.fr 
"Livre saboté, plusieurs fois brûlé par son auteur (qui voulait lui donner une issue "morale") et resté largement inachevé à la mort de Gogol en 1852, Les Âmes mortes révèlent, outre le génie littéraire de leur créateur, le combat acharné d'un homme vers un but et contre des forces qui le dépassent. Vaste méditation sur la mort, cette épopée comique aux relents de cauchemar, construite dans le plus pur style de l'épopée picaresque à la Don Quichotte, nous entraîne avec une virulence de ton parfois diabolique dans un monde où les morts se monnayent et se négocient, quand les vivants eux prennent l'allure de grotesques fantômes. Univers fantasmagorique où le mensonge, le délire et la logique du rêve se télescopent.

Dickens et son Pickwick (à peu près contemporain, Gogol esquissant son livre dès 1837) ne sont pas loin. Mais Dante non plus, un Dante qui ne nous aurait laissé que son Enfer, et dont le Purgatoire, comme le Paradis, auraient été livrés aux flammes, dans une frénésie autodestructrice à laquelle Kafka - le véritable héritier de Gogol - faillit lui-même bien plus tard succomber. --Scarbo --"



 
Mal conseillée (mdrrrr), je me suis lancée à corps perdu dans ce roman, mon premier de Gogol et j'ai bien failli m'y embourber.
Je pense que j'aurais dû commencer par un de ses romans réputé plus loufoque, ou drôle, histoire d'avoir un aperçu plus éclairé et plus plaisant de son style.
Ici le thème déjà ne me parlait pas trop, mais il avait l'avantage d'être pour le moins original, aussi je me suis dit que sous la plume d'un Gogol, il y aurait moyen de passer un bon moment... que nenni!
J'avais bien l'impression que l'auteur y avait mis tout son sérieux, et qu'il ressemblait en cela aux auteurs de son temps, et que moi je lisais un banal roman classique russe. Banal dans le sens où je ne voyais pas bien où était le style "gogol", ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas un bon roman, mais ce n'est pas vraiment ce que j'espérais. Enfin je ne me suis pas assez ennuyée pour abandonner le livre au bout de 10 pages (mais j'ai tout de même beaucoup lu en diagonal, notamment lors de longues descriptions des lieux, des environs, des personnages) mais je n'ai achevé que la 1ère partie, laissant de côté la 2è qui de toute façon est inachevée et a été publiée après la mort de l'auteur qui n'avait de cesse de la réécrire, alors ça se trouve ce n'est même pas cette version qu'il voulait publier au final...
 
Ce qui m'a plu en revanche et qui m'a laissé entrevoir un petit peu les délires dont pouvait être capable l'auteur, c'est sa façon de présenter le récit comme totalement indépendant de l'auteur et de traiter les personnages comme s'ils agissaient indépendamment de la volonté de l'auteur, ce qui lui permettait par exemple de dire que si l'histoire ou les personnages nous semblaient moroses, cela n'était pas sa faute. J'ai trouvé ça particulièrement drôle en regard de ce que je ressentais à la lecture de ce roman. Par ailleurs il aborde du coup un aspect très intéressant de la genèse et la rédaction de récits en général, en agrémentant son histoire de digressions de ce genre.
 
Des extraits à ce sujet :
 
"Aussi le lecteur ne doit-il pas s'offusquer si les personnages apparus jusqu'ici lui déplaisent; c'est la faute de Tchtchikov; il est à cet égard souverain maître, et nous devons le suivre où bon lui semble. Que si l'on nous reproche l'insignifiance et la mauvaise mine des personnages et des caractères, nous dirons simplement que l'on n'aperçoit jamais dès l'abord une oeuvre dans toute son ampleur."
 
"Mais nous nous sommes mis à parler assez haut, sans songer que notre héros qui dormait pendant qu'on racontait son histoire, s'est déjà réveillé et peut facilement entendre son nom si souvent répété. Or, il est susceptible et se froisse quand on lui manque de respect. Peu importe au lecteur que Tchitchikov se fâche contre lui, mais l'auteur ne doit en aucun cas se brouiller avec son héros : tous deux ont encores mal de chemin à parcourir bras dessus bras dessous, deux grandes parties en perspective - ce n'est pas une bagatelle."

Ce que j'ai trouvé intéressant aussi c'est de voir les évidences de censure à travers le texte et les explications en notes de fin de roman.
 
Bref dans l'ensemble, une lecture pas totalement perdue, mais pas géniale non plus en ce qui me concerne, mais qui ne me décourage pas de retenter du Gogol pourvu que ce soit véritablement loufoque et moins sérieux.


(commenté le 20/01/2008)
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 19:00



NOTRE-DAME DE PARIS

( THE HUNCHBACK OF NOTRE DAME ) 

 
Encore un de mes romans cultes, le genre qui m'a marquée à vie, que j'ai dû lire 5 ou 6 fois quand j'étais plus jeune, et que je relirais encore si je n'avais pas d'autres lectures en attente...
Du début à la fin, j'ai été envoûtée par cette histoire, les personnages sont extraordinaires, magnifiques, tragiques. J'ai adoré!


(commenté le 01/12/2003)
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 23:14
monk.jpg



THE MONK
 
(LE MOINE)

 
Un roman épatant, surtout quand on apprend qu'il a été écrit à la fin du XVIIIe siècle par un jeune anglais alors qu'il avait à peine 20 ans (!), et qui plus est, en quelques mois (genre 2 ou 3, peut être même moins! (il faudra que je revérifie mes sources )).
En quelques mots, l'histoire d'un moine tourmenté entre son désir de sainteté et la tentation de la chaire, ou plus simplement du Diable, un récit dans lequel on ne s'ennuie pas, remarquablement bien écrit, haletant, des dénouements sublimement menés, jusqu'à la fin qui est terrible. Vraiment formidable!


(commenté le 01/12/2003)
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:31

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Zola est un de mes auteurs fétiches parmi les grands classiques  français! En tout cas, un des auteurs dont j'avais dévoré les romans au lycée, contrairement à d'autres qu'on essayait de nous faire découvrir. J'ai un souvenir mémorable de Germinal que j'avais adoré, j'en ai lu bien d'autres dont je n'ai plus tous les titres en tête, et je me suis arrêtée en chemin il y a quelques années pour découvrir d'autres auteurs et romans, mais quand je reviendrai aux classiques, je lirais bien L'assommoir, c'est un de ses titres qui m'a souvent tenté.


(commenté le 20/07/2004)

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 23:37

collins.jpg


THE MOONSTONE
 
(PIERRE DE LUNE)

 
Un excellent roman victorien, je me suis toujours demandée pourquoi Wilkie Collins n'était pas aussi connu que ses contemporains, du moins on en parle moins.
Roman à suspens, précurseur du genre policier, un style narratif enthousiasmant, un regard ironique sur la société de son époque et puis, beaucoup d'humour!


(commenté le 30/11/2003)
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 21:13
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