Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 23:30
 



LE RAPPORT DE BRODECK



4è page de couverture
:
« Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.
Moi je n'ai rien fait, et lorsque j'ai su ce qui venait de se passer, j'aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu'elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer.
Mais les autres m'ont forcé : "Toi, tu sais écrire, m'ont-ils dit, tu as fait des études." J'ai répondu que c'étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d'ailleurs, et qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir. Ils n'ont rien voulu savoir : "Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses. Ça suffira. Nous on ne sait pas faire cela. On s'embrouillerait, mais toi, tu diras, et alors ils te croiront." »



Une 4è de couv' qui laisse dubitatif et quelque peu dans le flou quant au sujet de l'histoire, mais c'est comme ça que j'ai abordé ce roman, sans chercher à en savoir plus. Et finalement, je n'ai pas envie d'en dire plus non plus pour ceux qui ne l'auraient pas lu encore car la découverte des événements de cette histoire a véritablement participé à mon plaisir de lecture.

J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur a construit et organisé son récit à travers le personnage de Brodeck et des flashbacks qui nous permettent de rassembler les pièces d'un puzzle dont on ne sait pas à l'avance ce que sera l'image finale malgré les couleurs et les indices qu'on entraperçoit à chaque ligne. Philippe Claudel, toujours dans la sobriété et la pudeur, a véritablement l'art de peindre les maisons, les paysages et les hommes avec des mots simples, en en restituant les formes, les couleurs et les odeurs avec une précision de maître. Le noir, malgré toute la poésie qui l'entoure reste toutefois bien sombre, et quand Philippe Claudel s'attèle à dépeindre la noirceur de l'âme humaine, on en frissonne tellement l'image est réaliste et terriblement triste.

Encore une fois, j'ai été totalement absorbée par l'univers envoûtant et hypnotique de cet auteur dont je ne me lasse pas de lire les phrases. Les âmes grises reste cependant mon roman préféré de cet écrivain à ce jour, peut-être parce que c'est celui qui m'a permis de découvrir le talent de cet homme, mais aussi parce que Le rapport de Brodeck est un roman beaucoup plus noir et plus dur malgré les apparences. J'aurai aimé une autre fin aussi peut-être, je ne parle pas de la dernière phrase, mas des derniers événements. En même temps, quelle autre fin? ...
Partager cet article
Repost0
5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 22:42
Bon, comme je sais que tu vas passer par là, je n'ai pas pu m'en empêcher!









Impressionnant, non?


Partager cet article
Repost0
5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 18:59

Pas grand succès en librairie cette semaine, mais j'ai quand même repéré trois livres qui m'ont fait de grands clins d'oeil:





- Je suis un écrivain japonais de Dany Laferrière

Présentation de l'éditeur
"C'est un écrivain. Que fait-il ? surtout rien. Il prend des bains. Il dîne avec M. Mishima. Il fait l'amour avec Midori. Il est célèbre au Japon. La police arrive. Avec ce livre diaboliquement intelligent, délicieusement sensuel et irrésistiblement humoristique, Dany Laferrière signe avec brio son retour au roman."



Attirée par le titre (tout ce qui touche au Japon...), qui par ailleurs m'intrigue venant de ce Dany Lafferière que je n'ai jamais lu (auteur entre autres de Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer), je pense me procurer ce livre assez rapidement!




- Les jumelles de Tessa de Loo.

Présentation de l'éditeur
"Les Jumelles, best-seller de la Néerlandaise Tessa de Loo, est une saga historique bouleversante sur l exploration du lien fraternel."



Attirée cette fois par la mention "L'un des 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie", je lis la 4è page de couv', et il me semble que c'est une histoire qui pourrait s'avérer très prenante et intéressante. A voir cependant car cet ouvrage de référence (Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie) subit des critiques plus ou moins sévères de personnes qui se le sont procurer. Au pire, ça me fera au moins lire une auteur néerlandaise. Les Pays-Bas ne figurent pas encore dans ma bibliothèque...




- Le visiteur du sud - Tome 1 de Oh Yeong Jin 

Présentation de l'éditeur:

"Oh Yeong Jin, technicien sud-coréen du bâtiment est envoyé en Corée du Nord pour installer des canalisations. Sur le chantier, le manque de moyens et l’organisation rigide de la vie quotidienne compliquent le travail. Dans les discussions, les questions politiques émergent parfois, mais rien ne doit remettre en cause l’idéologie d’état. Les échanges entre les coréens du Nord et leur « visiteur du Sud » empruntent des chemins tortueux, et en deviennent comiques. Pourtant, malgré les différences culturelles et sociales entre nord-coréens et sud-coréens, le séjour de M. Oh laisse entrevoir bien des points communs.

Dans un style proche du dessin de presse (on pense à Reiser ou à Pfeiffer), Oh Yeong Jin nous offre un récit documentaire et autobiographique plein d’humour…"



Une BD mais le genre qui me parle tout de suite : l'exploration d'un pays, d'une culture à travers des dessins et des textes simples qui ne négligent pas la profondeur des réflexions pour autant. Ici, c'est le style humoristique de l'auteur qui m'a également tapé dans l'oeil, et le fait que le sujet soit la Corée du Nord et la Corée du Sud vues par un coréen. Des pays sur lesquels je n'ai pas beaucoup lu et pourtant il y a de quoi s'y intéresser. Pourvu que je trouve cette BD à la bibliothèque! Ca me dit vraiment de la lire!
Partager cet article
Repost0
5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 18:58
Partager cet article
Repost0
5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 17:57

Hier, on parlait de Martin Luther King et moi je pensais à Nina Simone en swinguant sur My Baby just cares for me. Et voilà que je découvre sur Youtube une vieille chanson d'elle en hommage à ce grand homme, Why (the King of Love is Dead). Le temps que je trouve comment publier une vidéo sur ce blog, je suis en retard d'un jour pour en parler, mais ce n'est pas grave, on ne devrait pas être limité à une journée pour parler de ce qui nous fait plaisir et pour le partager, cette chanson ne me lasse pas encore et si vous passez par là, peut-être apprécierez-vous aussi, demain, après-demain, dans un mois, ou plus tard encore.






En parlant de Nina Simone, voici un live que j'ai découvert hier également et dont je suis encore totalement imprégnée. Ain't Got No... I Got Life, une chanson simple mais forte, émouvante et rythmée qui parle de l'expérience des noirs dans l'esclavage - démunis de tout sauf de la vie, et heureux de ce privilège d'être vivants. Non, on ne ressort pas d'humeur morose en écoutant cette chanson, on se trémousse tout au long et on en ressort pêchu!






En espérant que vous aurez apprécié cette parenthèse musicale!
Partager cet article
Repost0
5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 17:55
Partager cet article
Repost0
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 23:49
Partager cet article
Repost0
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 23:40



THE MAGUS

( LE MAGE )


Présentation de l'éditeur
"Récit envoûtant d'une initiation sentimentale, Le Mage est un chef-d'œuvre de la littérature moderne. Nicholas, un jeune professeur, quitte Londres et part enseigner dans une île grecque. Il fait la connaissance d'un vieil homme, mi-grec mi-anglais, qui le fait participer à des expériences étranges. Fasciné par Conchis, ce Mage mystérieux qui lui envoie des soeurs jumelles pour le séduire,
Nicholas est mené, à travers une sorte de Jeu Suprême, aux frontières mouvantes du rêve et de la réalité. Qui est Conchis ? Un être doué de pouvoirs supra-normaux ? Un vieil homme impérieux qui, diaboliquement, met en scène ses fantasmes pour agir sur les sensibilités fragiles ? Un psychiatre qui, dans l'intérêt de la science, poursuit l'étude d'un " cas " ? Puissance de l'imagination, sûreté de l'écriture, vérité humaine des thèmes multiples qui s'entrecroisent avec bonheur : on songe à Lawrence Durrell, à Malcolm Lowry et à Shakespeare. Roman baroque, érotique, fantastique, Le Mage fait partie de ces livres solaires qui créent ou recréent des mythes, posent et imposent des énigmes, et visent constamment à l'essentiel."


Lu également il y a bien 10 ans après la découverte de The French Lieutenant's Woman et n'en ayant pas fait non plus de commentaire à l'époque, j'ai là aussi de vagues souvenirs concernant ce roman. Cependant, autant je me souviens clairement avoir été passionnée par la lecture de l'autre roman, autant je me souviens avoir vécu un calvaire pour terminer ce pavé qui tourne autour du thème de la manipulation. Il me semble même m'y être prise courageusement par deux fois pour le terminer, persuadée d'y trouver au moins à la fin la touche Fowles que j'avais tant apprécié dans son autre roman, et en fin de compte je m'étais ennuyée dans cette histoire pratiquement du début à la fin. A la lecture du résumé, je me dis que j'ai dû passer à côté de quelque chose mais je ne me risquerai pas à relire ce pavé pour le vérifier. Enfin, il ne me semble pas avoir détesté complètement, il a dû y avoir des moments où mon intérêt a été éveillé, je ne serais pas arrivée jusqu'au bout sinon, mais le sentiment d'ennui est encore très vif en moi au souvenir de ce livre.
Tout simplement un roman qui n'était pas fait pour moi, on va dire...
Partager cet article
Repost0
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 23:05



THE FRENCH LIEUTENANT'S WOMAN

( SARAH ET LE LIEUTENANT FRANCAIS )


4è de couverture:
"Mars 1867, Sarah Woodruff, abandonnée par son amant - un lieutenant français - vit plus ou moins repliée sur elle-même, ignorée d'une petite communauté puritaine qui la considère un peu folle. Ce n'est pas l'avis de Charles Smithson, seul homme à oser un jour s'approcher d'elle, et dont la vie est peu à peu bouleversée par cette rencontre.Sarah et le Lieutenant français n'est pas seulement un grand roman d'amour, c'est aussi l'histoire d'une femme en quête de son émancipation et une féroce peinture de moeurs. Avec, pour toile de fond, la cité portuaire de Lyme Regis et les falaises du Dorset, dans cette Angleterre victorienne où, comme le dit John Fowles, «les gens momifiaient leurs sentiments dans d'étranges bandelettes»."


Un roman que j'ai lu il y a bien 10 ans et dont il me reste vraiment peu de souvenirs, n'en ayant pas fait de commentaire à l'époque, peu de souvenirs précis donc quant à l'histoire et aux événements, mais des impressions très fortes, notamment celles d'avoir été passionnée par cette lecture et d'avoir reconnu en John Fowles un grand écrivain pour la maîtrise de son style narratif. L'histoire en elle-même m'avait tenue en haleine, malgré le fait que je ne m'en souvienne pas en détail.
Il faut savoir que l'histoire de ce roman se déroule à l'époque victorienne mais a été écrit en 1969. John Fowles maîtrise totalement son sujet, je me souviens avoir été bluffée à ce niveau-là, ça aurait pu être un roman d'époque, rapport au puritanisme ambiant et au style même employé par l'auteur, mais ce dernier s'amuse justement sous forme de digression à encrer des éléments de réflexion moderne qui perturbe la narration mais qui nous réjouit fortement, nous lecteurs du XXè siècle (à l'époque où je l'ai lu on était au XXè siècle, hein). J'avais beaucoup aimé ce jeu de l'auteur dans mon souvenir.
Il y avait quelque chose de spécial aussi par rapport à la fin que j'avais vraiment trouvé très fort, mais ça m'échappe là (ahem). Il faudrait vraiment que je relise ce roman pour me rafraîchir la mémoire et en faire un commentaire décent lol.
Partager cet article
Repost0
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 16:19
Partager cet article
Repost0

LECTURES EN COURS

                    ooops.jpg 

Recherche

ET POURQUOI PAS ?

 Lubie littérature grecque  Challenge Contes

 challenge-iles.jpg  Lire-sous-la-contrainte.jpg

Le Grenier