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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 20:34
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 19:06



L'HOMME SANS TALENT


Très bon ce manga de Tsuge Yoshiharu et traduit par Frédéric Boilet, qui retrace la vie d'un homme quelque peu excentrique par son inaptitude à se fondre dans le moule social.
Sans talent particulier à par celui de mangaka qu'il n'entretient pas faute de commandes lui convenant, il rêve ou s'essaie à divers "métiers" saugrenus ne réclamant pas de formation particulière, et traîne d'échec en échec, sans pour autant se remettre en question. Il contraint ainsi sa femme et son fils à une vie de misère mais toujours avec cet espoir insensé et cette conviction de bien faire de l'homme qui vit en dehors de la réalité. Le voilà donc tour à tour vendeur d'appareils photo d'occasion qu'il retape lui-même, brocanteur de fausses antiquités, et le pompon, marchand de cailloux ('pierres-paysages" en fait - très instructive cette partie!), au grand dam de sa femme qui a la lucidité qui fait défaut à cet homme. On s'attache pourtant à ce personnage résigné, un peu mou et sans jugeotte que le ridicule ne tue pas.

J'ai beaucoup aimé la façon dont étaient narrés les événements, présentés comme un aveu de cet homme qui réalise et confesse son inaptitude à la réussite en retraçant sa vie dans son ensemble avec une sincérité touchante et sans se victimiser vraiment, et je me suis régalée avec les personnages qui gravitaient autour de lui, sa femme (excellente!), son fils (excellent!), ceux qu'ils croisaient sur sa route, tous savoureux et dépeints avec une ironie douce-amère révélant les aspirations et les désillusions de chacun. L'humour est léger comme un voile mais bien présent aussi.
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 23:47
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 22:57



LE TRAIN DE LA VOIE LACTEE


Présentation de l'éditeur
"Kenji Miyazawa (1896-1933), qui ne publia qu'un seul recueil de contes de son vivant, est considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands représentants de la littérature japonaise moderne. Si son oeuvre fait figure de classique, elle n'en est pas moins inclassable. Bien que profondément marquée par les paysages, le climat, les coutumes et l'imaginaire du Japon, elle émeut surtout par sa portée universelle, sans doute renforcée par un bouddhisme discret mais omniprésent. Etrangement, l'occidental ne s'y sent qu'à moitié dépaysé. Cet univers où le réel se dissout et se récompose pour faire place un instant à un fantastique s'apparentant toujours au merveilleux, nous le connaissons quelque peu déjà, et nous viennent entre autres à l'esprit les noms de Hans Christian Andersen, Lewis Carrol, André Dhôtel et Selma Lagerlöf.

Kenji Miyazawa a sans aucun doute réussi cette gageure de créer de toute pièce une oeuvre s'insérant d'emblée dans le patrimoine universel des contes et légendes. Dans ce domaine, on le sait, les véritables créateurs sont rares. Cette édition réunit ses contes les plus célèbres, dont Le train de la voie lactée qui est reconnu comme son chef-d'oeuvre."




Je déteste (façon de parler) ces présentations grandiloquentes (re-façon de parler) qui vous font passer pour un abruti si vous passez à côté (parce que, oui, je suis passée un peu à côté) de l'oeuvre en question.

Enfin moi je sais pourquoi je n'ai pas été emballée plus que ça, magré le contenu très prometteur qui me semblait correspondre à un recueil qui allait m'enthousiasmer. J'adore les contes, mais là je les associerais plus à des nouvelles qu'à des légendes. Et les nouvelles et moi... Surtout que là, il y a très précisément ce que je n'aime pas dans les nouvelles, à savoir, cette impression désagréable d'inachevé, de fins obscures, de message absent, et pourtant, à chaque fois le début du récit s'annonçait prometteur. Le style est effectivement agréable, vivant, le contenu de chaque conte plutôt intéressant et même intrigant, mais la fin à chaque fois éveillait en moi le sentiment d'avoir lu pour rien, la question du but de l'histoire...

Il y a par ailleurs toute une symbolique avec laquelle il vaut mieux être familier je pense pour apprécier pleinement chaque conte, car même si l'on n'est pas totalement dépaysé (il y a en effet un côté Andersen, Alice au pays des merveilles et même fables de Lafontaine), les personnages et autres éléments du décor renvoient souvent aux croyances et traditions japonaises et plus particulièrement bouddhistes. Les notes de fin de récit sont là heureusement pour nous éclairer mais c'est assez pénible d'aller voir à chaque astérisque ce à quoi se rapporte telle ou telle mention dans le texte. Enfin c'est instructif hein, mais laborieux, et donc pas synonyme de plaisir de lecture en ce qui me concerne.

Enfin donc pour recadrer les choses, je n'ai pas détesté mais je n'ai pas été particulièrement enchantée par ces contes non plus. Mais ceci n'engage que moi. J'ai vu des commentaires très élogieux et enthousiastes sur ce recueil par d'autres lecteurs. 



A noter que l'édition que j'ai lue et présentée ici est totalement épuisée et semble avoir été remplacée par une édition récente, sous le titre Train de nuit dans la voie lactée, qui ne regrouperait que trois contes sur les dix de l'édition précédente. C'est dommage car les sept autres avaient tout de même leur charme.
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 21:47

Une aubaine que ce petit coin Livres chez Chen Jie, une amoureuse de la Chine, sur son blog Paris-Beijing. De quoi parfaire ma connaissance des BD asiatiques (enfin, parfaire... je découvre tout juste...)
Je m'y suis installée quelques temps et j'ai noté pour de futures acquisitions (enfin un futur très relatif comme d'habitude...):






Le pavillon de l'aile ouest de Jiayu Sun, qui serait donc une des plus célébres oeuvres classiques chinoises et peut-être mon premier manhua (BD chinoise) si j'ai l'occasion de le lire.






La voix des fleurs de Natsuki Sumeragi, un manga où se côtoient contes et légendes japonais et chinois.






Hotel Africa, un manhwa (BD coréenne) en trois tomes de Park Hee Jung, que j'ai noté à cause du titre plutôt intrigant et de la mention "inclassable" par Chen Jie (dont j'attends impatiemment le commentaire de ce manhwa sur son blog).
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 13:14

Bon, c'est bien sympa les blogs tout ça, j'ai croisé quelques articles plutôt intéressants sur des titres que j'ai du coup notés sur des bouts de papier, comme c'est ma grande habitude, mais voilà, j'ai du mal maintenant à me souvenir d'où provient quoi, et surtout, si j'ai bien tous les bouts de papier sous les yeux.
Bien dommage que l'on ne puisse pas retrouver nos commentaires en rentrant nos noms sur les blogs, ça m'aurait facilité la tâche!

Aussi maintenant je vais noter ici chaque mois mes récoltes provenant de différents blogs, sites ou du bouche à oreille.





Recommandé par BMR & MAM, un blog que j'aime beaucoup pour son concept, son design, son animation et la qualité de ses articles culturels, Le sommet des dieux de Jirô Taniguchi.






Croisé sur les Carnets de Sel, autre blog compulsant nombre d'articles sur la littérature étrangère, L'éclipse de Keiichirô Hirano - emballée par le descriptif :  "fantastique médiéval par un contemporain japonais".





Samouraï de Takashi Matsuoka - celui-là, c'est Sandrine, ma première visiteuse qui m'en a parlé dans le fil Coups de coeur et ça rentre tout à fait dans le genre de livres plus que susceptibles de me plaire. On se fait des ping-pongs de réponses bloguesques, j'adore! Son blog ICI.





Tombée dessus je ne sais plus par quel intermédiaire (...), Un admirable idiot de Shusaku Endo. Par la suite, en farfouillant sur le net pour en savoir plus, je suis tombée sur Vaovan - littérature asiatique, qui en parle. Bonne source d'inspiration dans le rayon asiatique je trouve.






La magnificence des oiseaux de Barry Hughart, trouvé sur un vieux bout de papier décoloré, avec en note, "Catégorie SF - trilogie- humour - Chine". Là, impossible de retrouver la source de cette note...


Bon, c'est tout pour ce mois-ci...
Tiens, je me rends compte que c'est vraiment très très axé Asie tout ça, je dirais même plus, Japon, lol. Ah ben chuis dans cette période là alors... je ne sais pas quand est-ce que j'en sortirai lol.
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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 23:42
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 22:30
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 16:20
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 14:55
   


APPARTEMENT - TOMES 1 ET 2


Présentation de l'éditeur
"Je m'appelle Koh Hyuk. Célibataire de 29 ans, en recherche d'emploi, je vis seul dans un appartement. Un soir, en regardant par la fenêtre, je m'aperçois que les lumières de plusieurs appartements de l'immeuble d'en face s'éteignent simultanément. Le jour suivant, j'assiste par hasard au même phénomène, au même moment de la soirée : à 21h56 précisément. Depuis, j'observe ce phénomène répétitif et je me suis rendu compte que le nombre d'appartements touchés s'accroît au fil des nuits, toujours à 21h56 pile. Les habitants se comportent tout à fait normalement jusqu'à 21h55, puis leurs visages se figent et ils éteignent tous la lumière en même temps. Comme il y a eu plusieurs décès dans les appartements en question, j'ai essayé d'avertir la police de cette étrange situation, mais personne ne m'a pris au sérieux...
Thriller fantastique en deux parties, dans la lignée de films tels que "Ring" ou "Dark Water", Appartement nous entraîne, à l'aide d'un suspense implacable, jusqu'aux frontières de l'au-delà. "


Biographie de l'auteur
"Né en 1974 à Séoul, Kang Doyoung, dit Kang Full, fait des études de lettres coréennes à l'université Sang Ji. En créant son site Internet pour diffuser ses planches, il devient le dessinateur incontournable de la BD en ligne. Par ailleurs, ses strips les plus politiques sont publiés dans un grand quotidien national et dans des journaux syndicalistes. Son premier succès Manhwa sentimental a été traduit dans les principaux pays asiatiques et adapté au cinéma. Le film "Appartement" est sorti au cinéma en Corée. Kang Full a reçu de nombreux prix tels que le " Prix du manhwa d'aujourd'hui " et le " Prix du personnage d'animation et de manhwa coréens " en 2004."




Mon premier manhwa (BD coréenne)!!! et rien que pour ça, le processus de lecture de l'histoire a été palpitant.

Dès les premières pages, le ton de mystère est donné et s'amplifie à mesure que nous avançons dans l'histoire. Que se passe-t-il dans la Tour de la Chance? L'auteur fait monter le suspense en présentant les événements sous des angles de vue différents, celui des protagonistes de l'histoire, dont nous sommes nous aussi rapidement acteurs en essayant de démêler nous-même ce qui se trame. La tension est à son comble, l'atmosphère même angoissante (j'ai lu ces tomes de nuit et j'avais presque autant de palpitations qu'en regardant "Shining" seule dans le noir...), et l'on ne peut se résoudre à fermer les deux tomes avant d'avoir eu le fin mot de l'histoire.

Mise en scène très efficace de l'auteur, qui fait durer le suspense en revenant régulièrement sur des événements déjà vus mais éclairés par le regard d'autres protagonistes, nous ouvrant ainsi d'autres perspectives. J'ai bien aimé ce montage, même si du coup on a l'impression de tourner en rond et que l'intrigue traîne (il y a près de 750 pages au total quand même). Il y a par ailleurs un petit côté visuel cinématographique plaisant où notre imagination supplémente les scènes en musique de suspense angoissant (TILALILALI!!).

Le style narratif de l'auteur est aussi particulièrement intéressant. Il complète, sous forme d'une narration à la première personne, les paroles des personnages et les événements que l'on visualise déjà, le support étant l'image... Il y a de ce fait un côté répétitif qui rend la lecture un peu laborieuse (enfin je trouve), cependant cela renforce le sentiment de malaise et d'angoisse puisque chaque parole, chaque pensée, est ainsi lourdement surlignée et mise en valeur. C'est particulièrement efficace quand il ne s'agit pas juste d'une retranscription, mais que la narration complète ce qui se passe dans la tête des protagonistes. Ce foisonnement de pensées et de questionnements multiplie l'effet "mystère" de l'histoire.
J'ai bien aimé aussi les petites touches d'humour qui allégeaient l'atmosphère oppressante de cette histoire.

Bref, j'ai trouvé ce manhwa, dénonçant sous forme de thriller fantastique l'individualisme qui sévit dans nos sociétés aujourd'hui, plutôt bien fait et original.
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