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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 13:35
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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 00:09
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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 00:01




LE ROI BLANC


Présentation de l'éditeur:
"Dans cette nouvelle oeuvre, l'auteur de Pasolini, une rencontre, relate l'histoire vraie d'un animal unique: Nfumu N'Gui, Copito de nieve ou Flocon de neige, le seul gorille albinos jamais observé et qui vécut au zoo de Barcelone de 1967 à 2003.
Cette biographie raconte comment l'animal, tel un miroir, a captivé l'attention de millions d'êtres humains, affectant profondément leur regard sur la vie dans son sens le plus universel. Une histoire de légende et de réalité mêlées, pour nous dire quelque chose de l'humain et de ses peurs les plus intimes, du sens de la vie, de la liberté, de la maladie et de la mort, sur un mode candide et émotif, tel son inoubliable protagoniste."



Un récit qu'on pourrait classer dans les légendes afro-italo-barcelo-humaines (...) pour sa richesse thématique, mais qui pourrait en décontenancer plus d'un de par l'angle d'approche de l'auteur, Davide Toffolo, dessinateur de BD et musicien italien, qui rend ici un véritable hommage à ce gorille albinos en nous livrant toute sa fascination pour cette énigme de la nature, accueillie et retenue captive pendant plus de 30 ans au zoo de Barcelone.

La nature subjugue, surtout dans ses manifestations les plus insolites, et inspire par là-même, respect et humilité, en nous mettant face à nous-même, à notre vulnérabilité. C'est ce qui explique peut-être l'attraction démesurée de Davide Toffolo pour ce gorille albinos et l'émotion suscitée par ce dernier : "Un dieu de la nature, une plaisanterie, là pour rattacher notre silhouette étrangère à un monde que nous avons apparemment combattu et presque vaincu. La nature..."

Alternant entre sa propre histoire et celle du gorille albinos dont il imagine certains aspects, l'auteur nous offre un conte qui oscille entre réalité et imaginaire, tendresse et gravité, et qui témoigne de son attachement pour cet animal qui l'aura touché jusqu'à sa mort.

On peut ne pas être ému par ce récit (personnellement, je n'ai, bizarrement, pas été bouleversée - ceci étant probablement dû au fait que je n'ai pas eu l'occasion de voir ce gorille albinos de son vivant et que je n'ai donc pas vécu ce choc émotionnel, cette prise de conscience dont il est question ici) mais on peut en tout cas comprendre les motivations de l'auteur et apprécier son initiative de rendre un dernier hommage à ce primate qu'il a élevé au rang de mythe à travers sa BD.

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 13:38

Je suis FOUTUE!!!

Moi qui ne comptais pas faire de cueillettes de nouveaux titres ni en mai, ni en juin, hé bien, euh... chui FOUTUE!!

Je me suis donnée bonne conscience en mai en ne publiant rien à ce sujet, mais ça ne m'a pas empêchée de noter quelques titres alléchants (en à peine une semaine), conseillés au fil des commentaires ou trouvés lors de ma tournée de blogs, librairies et bibliothèques, et que j'ai soigneusement éloignés des archives de ce blog.

Ces aveux faits, j'en note trois ici (parce que, un, ça fait pas crédible, et deux, ben jamais deux sans trois...) (oui je sais c'est nul) parmi les centain... euh... diz... euh... rien rien, remarqués suite au passage de visiteurs que je ne sais pas si je dois bénir ou maudire, et dont les commentaires m'ont convaincue au point de les faire passer en haut de LAL et PAL (jusqu'à nouvel ordre...).

On (oui, c'est ça, faisons comme si je n'agissais pas seule dans l'histoire) commence par :





Rade Terminus de Nicolas Fargues, un livre depuis longtemps dans ma LAL pour son thème, Madagascar entre autres, et dont le commentaire de Daniel Fattore m'a convaincue de lui faire prendre du grade et de le nominer dans le top 10 de ma PAL.






Chronique des jours à venir de Ronald Wright, recommandé avec un tel enthousiasme par Sandrine Andrieux (commentaire n°7 pour se repérer lol) que je n'ai pas su résister... (grade LAL n°1)






Spin de Robert Charles Wilson, une petite faiblesse côté SF parce qu'en fait ça fait longtemps que je n'en ai pas lu dans le genre bien étoffé (quoi je me justifie?) et glané sur le blog de Denis qui en fait un commentaire très alléchant.


Voilà... disons que ça c'était le mois de mai.


Et ça aurait pu s'arrêter là... sauf qu'en ce moment, je suis dans ma grosse période BD, et en savourant Corée : la Corée vue par 12 auteurs, je me suis dis... "nan mais c'est pas possible, c'est trop bien ces BDs thématiques par pays, il doit bien y en avoir d'autres!!!" Et chai pas comment, je me suis retrouvée face à mon écran et avec la même ferveur qu'un bûcheron avec son arbre, j'ai pianoté, pianoté, et j'ai trouvé:


          


Il me les faut!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!





Je suis aussi tombée sur Jean-Philippe Stassen, auteur apparemment engagé dont les récits tournent autour du continent africain, sur les thèmes du génocide et autres malheurs de ses populations. Gros coup de coeur a priori des quelques lecteurs dont j'ai pu lire les commentaires. J'ai pour l'instant noté Déogratias, mais je sens que je vais tous les lire!






La fille du professeur de Guibert et Sfar - euuuh... rien à voir avec la thématique pays, c'est juste que je suis tombée dessus je ne sais plus comment au milieu de mes recherches et le thème m'a plu - en plus Emmanuel Guibert y participe...


Mais là où je suis vraiment FOUTUE de chez FOUTUE, c'est que je suis tombée sur ça:

http://toutenbd.com/

Et là-dedans, y a ça!
ZOOM sur la BD indienne

Et ça!
ZOOM sur la BD finlandaise

Et ça!
ZOOM sur la BD algérienne

Et encore ça!
ZOOM sur la BD coréenne

Enfin, le plus simple c'est d'aller là : http://toutenbd.com/rubrique.php3?id_rubrique=21
Parce qu'ils ont une palette de dossiers BD qui m'ont l'air bien intéressants. On y trouve entre autres un topo sur la BD russe, brésilienne, etc...


C'est fou ça quand j'y pense... Il y a encore trois mois, je n'aurais jamais cru que j'aurais un tel engouement pour la BD... Et ça, ce n'est que ce que j'ai trouvé en juin... J'ai un carnet qui regorge de titres côté BD qu'une amie connaisseuse m'avait recommandés en mai et sur lesquels j'espère bien mettre la main!!

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 00:23
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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 00:56
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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 00:30




LA SOMBRA DEL PARAJO LIRA

( L'OMBRE DE L'OISEAU LYRE )


Quatrième de couv':
"Qui est réellement Adénar ? Le prince qu'il prétend être, ou un pauvre fou aux souvenirs troublés ? Sa quête aventureuse va le conduire à rencontrer un milliardaire de quatorze ans et autres personnages extravagants, et à pénétrer les mystères du vieux palais Turpestis, jusqu'à découvrir le secret de la cité de Floria...

Dans ce roman envoûtant, où les fées croisent des psychiatres, où les mages rencontrent des fonctionnaires kafkaïens, où les alchimistes fréquentent des clubs anglais, Andrés Ibañez mêle l'univers des contes au récit fantastique et à la science-fiction, pour rendre un magnifique hommage à la littérature et au merveilleux."



L'auteur
Né à Madrid en 1960, Andrés Ibañez a étudié la littérature espagnole et la musique à Madrid. Pianiste de jazz, il a longtemps vécu à New York et a publié plusieurs romans salués par la critique, dont Le Monde selon Varick (Au diable vauvert).




Un livre découvert par hasard à la bib' et dont la quatrième de couv' m'a beaucoup intriguée: "roman envoûtant", "mêle l'univers des contes au récit fantastique et à la science-fiction". Aha! Un coup d'oeil sur le nom de l'auteur, inconnu au bataillon, mais espagnol. Aha! Un espagnol qui s'adonne au fantastique et à la SF? Il ne m'en fallait pas plus pour embarquer le roman, curieuse de savoir ce qu'il recèle.

Hé bien, je ne suis pas déçue de mon choix. L'auteur a effectivement habilement tissé son récit en imbriquant de façon ingénieuse l'univers des contes, de la fantasy et de la science-fiction, et une fois plongée dedans, il m'a été difficile de ressortir mon nez de là avant d'avoir le fin mot de l'histoire. L'intrigue est véritablement palpitante et on se demande tout le long ce qui se trame exactement.

J'ai beaucoup aimé l'imagination de l'auteur dans la partie "Conte", notamment au niveau de l'utilisation de la mémoire en remplacement des livres (vraiment épatant cette idée!!). Il soulève par ailleurs, tout le long de son récit, des questions philosophiques très intéressantes, le tout dans un style très sobre, qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui des contes pour enfants.


Mes petits bémols : le style justement, trop ordinaire pour un récit de cet envergure à mon sens, un style un rien conventionnel, les descriptions des paysages imaginaires, toujours ce côté un peu conventionnel, ça fait l'effet d'une parodie sans qu'on sache vraiment si c'est intentionel de la part de l'auteur ou non...

Par ailleurs, autant j'appréciais vraiment l'imagination de l'auteur dans son invention de nouveaux mondes, en particulier dans la partie "Conte", autant par moment je trouvais que la frontière se brouillait entre ces mondes et notre monde à nous, et c'est un peu dérangeant car même si la planète Demonia est plus ou moins clairement une métaphore de notre planète Terre (il parle de Columbia, on devine que c'est l'Amérique, du dorophone pour le téléphone, etc - presque tout est calqué sur notre monde mais avec des appellations différentes, à peine voilées), le fait d'intégrer des notions purement terriennes sur cette planète imaginaire (il mentionne clairement le Christ, l'Europe, le Moyen-Age) décrébilise complètement l'histoire de cette planète où il n'est fait nulle part mention de son rapport plus ou moins proche avec la Terre dans son évolution, la planète Terre étant de toute façon inexistente dans cet univers fictif...

J'ai bien aimé le dénouement en revanche, tout se tient avec une logique presque implacable, j'ai été bluffée par l'histoire des insectes, entre autres. Comme je disais plus haut, l'auteur a bien tissé sa trame et c'est très appréciable, quoique l'on reste quand même avec un grand point d'interrogation sur plusieurs aspects de l'histoire, et même si la fin est satisfaisante (le livre pourrait effectivement s'arrêter là), on reste quand même un peu sur notre faim.

...

Enfin, je réalise en relisant mes bémols, que je m'arrête sur des détails et me perds dans des questions sur la crédibilité de l'histoire, alors que justement, ce livre est tout simplement un conte fantastique et ne se laissera apprécier que comme tel (mais où est donc passé mon âme d'enfant??). Quant à la fin, justement, fidèle à la tradition des contes, elle laisse libre cours au rêve et à l'imagination du lecteur.

Une petite réflexion que je me suis faite en lisant ce roman, c'est que je le verrais bien adapté en dessin animé par les studios Ghibli. L'histoire a cette magie particulière, cette richesse dans l'imaginaire et les thèmes abordés, des contes fantastiques qu'ils savent si bien animer.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 21:21




MISSIONNAIRE


Présentation de l'éditeur
Missionnaire rassemble les carnets de voyage tenus par Joann Sfar durant ses séjours à Tokyo en 2005 et aux États-Unis en 2006, ainsi qu'un florilège d'aquarelles dessinées à Edimbourg et au Maroc.



Encore un carnet de Joann Sfar mais celui-là m'intéressait vraiment car à la différence de Greffier et Piano, il s'assimile à un carnet de voyage où l'auteur égrène, entre autres, réflexions et anecdotes cocasses sur des pays et des mentalités culturellement différents des nôtres.

Le thème ici me parle donc, d'autant plus qu'il s'agit de l'étranger (français) au Japon et aux Etats-Unis, et comme, en plus, ainsi que je le soulignais déjà dans Piano, la forme m'est plus lisible, moins brouillon, plus familière, la lecture en est forcément plus agréable, et j'ai vraiment passé un bon moment en compagnie de Joann Sfar. Il faut dire qu'au bout de deux BDs, je me suis vraiment familiarisée avec son style et sa manière d'être, et que ce qui m'irritait au début commence maintenant à véritablement m'amuser (!!).

Son humour et son autodérision y sont pour beaucoup, j'ai bien aimé par exemple sa réflexion par rapport à Emmanuel Guibert (que j'adoooore!!) ici: "... Vue panoramique sur la ville illuminée. Si j'étais  Emmanuel Guibert, j'aurais fait un super dessin. Comme je suis Joann Sfar, je préfère faire l'andouille avec Walter, Youka et Sandrina."
Il fait effectivement beaucoup l'andouille dans ses carnets, ça fait partie du charme du personnage, mais il n'en aborde pas moins, tout au long de ses divers délires, des thématiques qu'il développe avec  (plus ou moins de) sérieux et qui amènent à la réflexion. J'aime particulièrement ses remarques concernant son rapport à son métier, au dessin d'une manière générale, et ici notamment, ses réflexions sur le travail sur l'écriture et le scénario, c'est vraiment intéressant et instructif.

Je ne suis pas devenue fan pour autant (loin de là!) mais au moins j'aurai découvert quelques-unes de ses oeuvres et appris à l'apprécier un peu mieux. Le prochain que je lirai de lui, thème oblige, sera Maharajah, autre carnet de voyage, et puis après je pense que je m'arrêterai là le concernant.

Ah oui! Je retiens entre autres, de Missionnaire, son jeu de mot pour "Merci de tout coeur" en japonais : "Alligator Grosse Limace". C'est débile mais ça me fait rire, surtout la façon dont il en fait usage dans sa BD!

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:25

Bon, en fait, j'hésitais à me lancer là-dedans, vu que ce blog est déjà spécialement dédié à mes lectures et qu'il révèle assez le genre de lectrice que je suis, je pense, mais comme c'est pas mon entourage qui va me poser ces questions, et que j'ai quand même envie d'y répondre pour m'amuser, je m'y colle.
Merci à Daniel Fattore d'avoir joué le jeu sur son blog, sans quoi je n'aurais jamais pensé à faire la star avec moi-même.

C'est partiiiiii!

(ah oui, le thème : vos habitudes de lecture)
(ça commence bien...)


Où et quand?

Tout dépend de mon humeur.

En fait, je devrais plutôt répondre à la question "Où et quand je ne pourrais pas lire?", ça serait plus simple je crois : où? dans le noir. Quand? quand je dors.

En dehors de ça, tout lieu et tout temps me conviennent parfaitement pour la lecture, à partir du moment où je suis dans une lecture absorbante (très important ça). Dans ces moments-là, j'aime particulièrement les longs trajets en transports en commun parce que je sais que je vais pouvoir me plonger dans mon livre sans me soucier toutes les deux secondes de savoir si je dois descendre à l'arrêt suivant, j'aime quand les gens arrivent en retard à des rendez-vous car cela me permet de prolonger ma lecture, je les encourage même à arriver en retard...(enfin sauf si c'est rdv à l'extérieur et qu'il pleut), j'aime réaliser que la foule ne me dérange pas, que le bruit n'existe pas, que je peux marcher le nez plongé dans mon livre tout en évitant de me cogner ou de tomber dans un trou... bref, dans ces moments-là, j'aime le monde! 


Comment je choisis mes lectures?

Tout dépend de mon humeur.

Je ne sais pas vraiment. Oserais-je la réplique facile "ce sont les livres qui me choisissent"? Hihihi...

Le hasard a une grande place dans cette affaire mais comme un peu tout le monde, je lui donne un 'tit coup de pouce en traînant partout où il y a des livres (librairies, bibliothèques (publiques et celles des autres), Internet (terrible ça, de lien en lien comment on peut faire de sacrés trouvailles), etc...) et je me laisse guider par mon intuition, la couverture d'un livre, un titre, une mention spéciale, un mot sur la 4è de couv', une image... J'aime bien, c'est quasi un loisir.
Je m'intéresse aussi beaucoup à ce que lisent les autres, mon entourage, comme de parfaits inconnus (genre, coup d'oeil à la mine de rien sur la couverture, surtout si la personne a l'air très absorbée).

Tout ça parfois juste pour le plaisir d'entendre parler de livres, d'en voir de nouveaux, de noter des titres, de rêver à tous ces livres que je pourrais lire, sans forcément passer le cap de la LAL ou de la PAL. Grand grand moment de détente ces instants-là, et de plaisir également si je ressors de là avec une petite liste de nouveaux livres qui, je sens, pourraient me plaire. C'est quasi-Noël!

Je suis aussi quelqu'un de cyclique et d'assez obsessionnel. Par moments comme ça, j'ai des périodes inexpliquées "pays", ou "thème", ou "genre", et je ne vais être attirée que par ça, quasi obnubilée par ma dernière lubie. Dernièrement, j'étais à fond dans le Japon, en ce moment, c'est la folie BD, c'est terrible, je farfouille toutes les bibliothèques à la recherche de BD qui pourraient m'intéresser, et c'est la déception quand je sors de là les mains vides (pourtant ce n'est pas comme si je n'avais rien d'autres à lire...).


Mes styles de lecture?

Tout dépend de mon humeur.

Tout tout tout, en tout cas j'essaie vraiment de m'ouvrir à tout, je n'aime pas l'idée d'être enfermée dans un genre de lecture, et j'aime être en découverte constante et avoir la sensation d'apprendre. En ce moment je suis en train de m'ouvrir à fond à la BD et j'adore ça, découvrir que je peux encore trouver de nouvelles catégories de lecture qui me parlent, que des ouvrages auxquels je ne pensais pas puissent me séduire alors que je ne m'y attendais pas, ça c'est vraiment chouette.

Il y a juste quelques thèmes qui me rebutent ou me gavent (à quelques exceptions près), je n'y suis cependant pas totalement fermée, étant tombée sur quelques rares ouvrages qui sont bien passés, ce sont les histoires d'amour, les histoires de marin, les trucs trop nostalgiques ou qui versent dans le mélo, la poésie, beaucoup de mal avec la poésie (!), et les recueils de nouvelles, avec des pincettes ou à petites doses les nouvelles, mais encore, là ça dépend du thème et du style.


Ce que j'attends de mes lectures?

Tout dépend de mon humeur.

Etre épatée par l'imagination de l'auteur, pour ça le genre SF/anticipation me convient assez bien, j'aime quand ça me true (=troue/tue), ressortir enrichie intellectuellement d'une lecture, j'aime les livres qui amènent à la réflexion, j'ai des thèmes de prédilection aussi, notamment concernant le genre humain dans son aspect le plus obscur, qui il est, sa relation à l'autre, ce qui se cache derrière ses actes, des thèmes un peu métaphysiques ou spirituels (ça aussi la SF l'aborde plutôt bien), j'aime aussi la littérature du monde car elle m'ouvre vers d'autres cultures et me permet de voyager, de découvrir des concepts et des notions inhabituels, les thèmes sur l'identité culturelle, la littérature de l'exil me parlent beaucoup également...

Sinon de façon plus classique, parfois j'attends tout simplement du divertissement de mes lectures. Dans le genre, j'aime particulièrement les auteurs un peu fous, inattendus, délirants, déjantés dans l'humour.


Mes petites manies?

Tout dépend de mon humeur.

Pas de gribouillis, de surlignage,de fluotage dans mes livres, pas vraiment de manies côté lecture (pour le reste, je vous épargne les détails...).

Sinon, quand même:
Deux sacs sur moi, toujours toujours : un sac à main fourre-tout, et un sac rouge fourre-livre qui ne me quitte jamais jamais jamais, c'est limite mon troisième bras, sac donc dans lequel se trouve toujours toujours un livre, ça me rassure, je me sens nue et perdue sans.
Ah oui! Un rituel aussi : enlever l'étiquette du prix du livre juste après l'achat, au moment de réadmirer le livre.
M'arrêter toutes les 10 pages pour relire la 4è de couv' ou regarder la couverture.
M'arrêter toutes les 5 pages pour rêvasser.


La position?

Tout dépend de mon humeur.

Confortable!!! Allongée sur le dos, c'est le pied, j'aime pas trop sur le ventre, sinon je peux lire assise, debout, sur un pied.
(quoi ça faisait pas partie de la liste des questions?)

...

Enfin moi y a un truc qui m'échappe quand même dans l'histoire... C'est drôle comme, au quotidien, chacun est dans son coin avec ses livres, dans les librairies, les bibliothèques, les transports en commun, tout ça, personne ne se parle pour échanger sur les livres (certains vendeurs de grandes librairies vous fuiraient même presque), alors que sur le net ça papote livres, on se rend compte qu'on n'est pas tout seul à vivre le calvaire du LCA avec ses PAL, ses LAL, ça échange des points de vue tout ça... Mais vous êtes oùùùùùù, tous là???!!!

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 00:06




PIANO


Présentation de l'éditeur
"Emporté à toute allure par ses Carnets, Joann Sfar dit que c'est " la chose qu'il préfère faire en ce moment ", et L'Association essaie tant bien que mal de suivre le rythme. Après Harmonica, Ukulélé et Parapluie, voici donc le quatrième volume, mélangeant textes manuscrits, croquis, photos, séquences de bande dessinée et même contribution d'auteurs amis, les Carnets de Joann Sfar forment désormais une sorte de bibliothèque-feuilleton unique en son genre et d'une liberté totale."




Bon, ça y est, je commence à suivre... (smiley zyeux en l'air... soupire deviné) Faudrait vraiment que j'apprenne à me renseigner avant de me lancer dans des lectures en croyant les varier... Parce qu'en fait Piano fait partie des Carnets... C'est pas écrit sur la couverture aussi... alors que pour Greffier c'était écrit clairement... et quand j'avais regardé les couvertures de Missionnaire et de Maharajah, c'était écrit aussi...
Mais maintenant, grâce à Wiki, tout est plus clair dans ma 'tite tête..
Parce qu'en fait, il y a deux éditeurs des Carnets (lumière!), dont un qui le précise sur sa couverture, et l'autre pas, et il y a neuf Carnets en tout!

Les détails ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Carnets_de_Joann_Sfar


Donc en fait, Piano ne m'a pas trop changé de Greffier (supeeeer...) dans le sens où l'auteur expose ses états d'âme, ses coups de gueule, ses réflexions, ses souvenirs, ses délires, un peu tout ce qui lui passe par la tête (encore que Greffier, il y a un fil conducteur et un contexte très précis, et que ça s'assimilerait plus à un rapport de l'auteur sur un procès dont il a été témoin) et purée!! qu'est-ce que c'est toujours aussi brouillon (!!!) - bon, non, un peu moins en fait - ou alors je commence à m'y faire...

Non, Greffier est particulièrement brouillon parce qu'il le dessinait "en live", donc ça ressemble un peu à nos prises de notes quand on est pressé (il y a un petit côté appréciable quand j'y pense parce que du coup ça donne l'impression d'un auteur qui ne s'embarasse pas de chichis, qui ne se plie à aucune norme si ce n'est la sienne, le message qu'il veut faire passer passe avant tout (d'ailleurs parfois dans Piano, il ne s'embête même pas à accompagner son texte de dessins), il y a beaucoup de spontanéité chez lui, il fait comme il a envie de faire, et si on l'accepte tel qu'il est et tel qu'il pense, tant mieux, sinon tant pis, et je trouve ça assez amusant en fin de compte - surtout qu'il ait réussi à s'imposer comme ça).

Enfin, la force de ses Carnets (je ne sais pas pour ses autres BDs), ce sont vraiment ses propos, ses réflexions, son humour, parce que les dessins et la forme, j'ai vraiment du mal à m'enthousiasmer devant. Il semble d'ailleurs être conscient du fait que son sens de l'esthétisme ne fasse pas l'unanimité en pratiquant souvent l'autodérision, parfois il avoue même ne pas réussir à dessiner, en même temps, on sent qu'il sait très clairement ce qu'il fait.

J'ai bien aimé d'ailleurs un long passage où il expliquait sa façon de dessiner (qui s'inspire de quelques-uns de ses dessinateurs préférés), c'était à la fois amusant, instructif et plutôt passionnant: "un trait, on le fait d'un coup, comme ça vient", ce qui justifie le fait qu'on n'est pas dans la perfection mais peut-être plus dans l'émotion, et c'est ce qu'on ressent en lisant ses BD, il se livre en fait à nous brut de pomme, ainsi que tous ses personnages, ses réflexions, c'est à prendre ou à laisser. Egalement, "on commence par ce qu'on a envie de raconter - si le personnage se met le doigt dans le nez - on commence par le trou de nez - et le reste doit suivre comme ça peu". C'est une méthode que j'aime bien en fin de compte et qui explique la bizarrerie (pour ne pas dire l'inesthétisme...) de ses dessins. Aussi, "Pourquoi tu gommes? Dessine sans te compliquer la vie et sans avoir peur de mal faire." Oui, en fait ça résume bien sa façon de dessiner lol mais une fois qu'on a compris tout ça, ça passe vraiment mieux.
A vrai dire, je crois que Piano m'a appris à l'apprécier un peu plus, ou à comprendre ce qui faisait de lui un artiste.

Enfin, j'ai beaucoup aimé aussi les passages où il décrit sa fille Tautmina et ses réflexions, vraiment hilarants par moment, et très intéressants aussi tous ces passages où il évoque sa "juiveté" et son ressenti par rapport à la place du juif dans la société. On sent qu'il s'amuse beaucoup aussi en pondant ses Carnets.

Bref, dans l'ensemble, vraiment pas mal, se déguste lentement, se grignote par petits bouts car de toute façon ce n'est pas une histoire suivie, mais une série d'anecdotes, réflexions, délires, coups de gueule...


J'ai réussi à mettre la main sur Missionnaire, un autre Carnet, et je sens que là ça va vraiment me plaire, le sujet déjà (j'ai commencé les premières pages), et en plus, la forme est carrément plus lisible et agréable, il y a des couleurs, parfois même des phylactères (!!!), et des cases (!!!) - enfin, ça ressemble plus à une BD comme je connais quoi!

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