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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:49

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BELLE DU SEIGNEUR
 
(HER LOVER)
 
 
Résumé
 
" "Du joli, la passion dite amour. Si pas de jalousie, ennui. Si jalousie, enfer bestial. Elle une esclave et lui une brute. Ignobles romanciers, bande de menteurs qui embellissaient la passion, en donnant l'envie aux idiotes et aux idiots."
Albert Cohen n'embellit pas la passion mais l'analyse avec une lucidité sans pareille. Des amours entre Ariane et Solal dans la Genève du début du siècle, il n'élude aucun aspect, ni la marche triomphale de la passion, ni les affres de la jalousie, ni la brutalité d'une relation plutôt sadique mais son roman demeure une des histoires d'amour mythiques de la littérature. Brossant au passage un tableau féroce du milieu des fonctionnaires internationaux où il a lui-même fait toute sa carrière, mêlant un foisonnement de récits secondaires à l'intrigue principale et passant avec une maîtrise consommée du lyrisme le plus échevelé au constat le plus froid, Albert Cohen donne avec Belle du Seigneur non seulement son oeuvre maîtresse mais un des plus beaux romans du XXe siècle."
 
 
Ouaif - a y est, je l'ai lu - et terminé!!  
 
Après maintes réticences liées au thème principal et à divers préjugés, je suis étonnée d'avoir parcouru les 1100 pages sans soupirer d'ennui et même avec une certaine avidité puisque je l'ai terminé relativement rapidement. Je dois dire que je ne m'attendais pas à l'humour de l'auteur qui dépeint avec beaucoup d'ironie, de lucidité et de justesse dans le ton et l'analyse, les différentes relations humaines, tant au niveau social que sentimental. Je me suis vraiment beaucoup amusée tout au long de la lecture, je pense que l'humour est un des facteurs qui fait que j'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman et que la pilule est bien passée sur certains passages Roméo-et-Juliettesque.
 
Je n'irai pas jusqu'à lui décerner la palme du meilleur roman d'amour, ni à me pâmer devant cette oeuvre (quoique je comprends très bien maintenant ceux qui le hissent au rang de chef-d'oeuvre), mais c'est indéniablement à lire, ne serait-ce que pour ce que ce roman représente dans la littérature française, et c'est indéniablement une belle oeuvre, d'une grande richesse littéraire et sociologique.
 
Par ailleurs, je ne le définirai pas comme un roman d'amour mais plutôt, un roman sur l'amour, nul besoin d'être fleur bleue pour l'appréhender, c'est un roman vraiment tout public où chacun peut y trouver son compte (j'insiste là-dessus ). 
En effet, au-delà de l'histoire d'amour, c'est une oeuvre d'une grande richesse tellement il y a d'éléments et de thèmes que l'on pourrait relever et sur lesquels on pourrait discuter longuement : avidité de l'homme pour une ascension vers les hautes sphères de la société, conventions sociales, religions (juifs, protestants), contexte de veille de 2nde guerre mondiale, montée de l'antisémitisme, thème de l'apatride, rapports homme/femme, sexe/spiritualité, sado-masochisme latent dans toute relation, etc, ... Tous les rapports humains semblent tronqués et tout semble n'être que calcul vis-à-vis de l'autre, autant sur le plan sentimental que social, c'est particulièrement flippant mais d'un réalisme troublant également.
 
Le style aussi est étonnant, maîtrisé mais accessible, élaboré mais moderne, original aussi dans sa mise en forme.
 
Bref, j'ai été agréablement étonnée par cette lecture, je n'en ferai pas mon livre de chevet mais c'est vraiment un bon roman, d'une grande richesse, qui vaut vraiment la peine d'être lu.


(commenté le 01/10/2006)
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:49
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:41
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:34
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:28

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84, CHARING CROSS ROAD
 
Une édition qui comprend en fait 84, Charing Cross Road, soit la correspondance sur 20 ans entre Helene Hanff et les libraires anglais de Marks and Co, et The Dutchess of Bloomsbury Street, soit une Américaine à Londres, où l'auteur concrétise enfin son rêve de mettre les pieds dans ce pays dont elle admire le patrimoine culturel, pour y rencontrer enfin ceux de Marks and Co, et témoigne de ses aventures sous forme de journal.
 
J'ai bien aimé Helene Hanff, personnage nature et authentique, un peu fofolle effectivement, extravagante, on s'identifie à elle à cause de sa passion des livres, par contre, de mon côté, aucune affinité avec ses lectures, dommage, car du coup il n'y a pas cette complicité ou entente qu'il aurait pu y avoir sur des lectures et goûts communs.
Ce qui m'a plu surtout aussi, dans la correspondance mais surtout dans son journal, c'est la mise en évidence des différences culturelles et linguistiques entre les 2 pays.
 
Et puis son histoire est tout simplement extraordinaire quand on y pense : cette correspondance qui l'amène à créer de véritables liens d'amitié avec Frank Doel, puis avec les autres employés de la librairie, leur famille, la voisine, et puis avec toute l'Angleterre quand elle publie cette correspondance sous le titre 84, Charing Cross Road, comme on peut s'en rendre compte dans la suite des événements avec The Dutchess of Bloomsbury Street.
Ce qui m'a plu dans cette 2è partie, c'est que, de même qu'on s'identifie à la passionnée de livres dans sa correspondance, on s'identifie à la "passionnée" de Londres et de l'Angleterre dans son journal, et c'était un vrai plaisir que de redécouvrir ce pays à travers ses yeux et ses réflexions (malgré le fait, une fois encore, qu'on n'ait pas forcément les mêmes affinités pour certains endroits).


(commenté le 03/04/2004)
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:28
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:23
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:17

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AZTEC
 
(AZTECA)

 
Tout comme dans Titanic, ce ne sont pas les faits historiques et la fin qui vont nous surprendre puisqu'on est tous plus ou moins (vaguement) au fait de l'histoire de la civilisation aztèque, non, c'est plutôt le récit d'un vieil Aztèque qui va nous captiver en nous narrant ses aventures extraordinaires à la demande du roi d'Espagne et à notre grand enchantement.

Un narrateur malicieux qui plus est, qui n'a pas sa langue dans sa poche - j'ai bcp aimé ses remarques ironiques et ses critiques à peine déguisées à l'encontre des envahisseurs espagnols, notamment en ce qui concerne les questions de religion - on imagine bien la tête et la réaction de son auditoire, ç'en est parfois hilarant. Un des aspects du roman qui m'a plu aussi c'est la construction du récit : un témoignage unique d'un Aztèque, rapporté par des auditeurs espagnols religieux, transparents et "muets" mais non moins présents pour le lecteur grâce aux remarques du narrateur qui ponctuent son récit - et l'alternance avec les rapports de l'Evêque au roi (très drôles aussi) qui le replacent dans son contexte historique.

Les bémols (en ce qui me concerne) : des événements palpitants mais j'ai parfois trouvé les dénouements un peu faciles et commodes sur divers plans (alternance constante de dangers, gros malheurs, et "facilité" de leur résolution), y a un peu tous les ingrédients pour faire le bon roman d'aventures et tout s'emboîte et s'orchestre à merveille (lire : trop bien), le narrateur me semble aussi commodément avancé sur son temps, plus lucide que tous les autres, il n'est bizarrement pas aussi superstitieux que ses congénères, il a un regard très critique sur sa société, condamnant certains rites et croyances et autres défaillances du système, etc, il a parcouru tout le Mexique et au-delà, a eu des aventures passionnantes contrairement aux autres, c'est vachement pratique d'en faire le narrateur mine de rien... bref, ça ôte un peu de sa crédibilité à l'histoire je trouve parce qu’on sent un peu trop la présence et la voix de l’auteur entre les lignes.

Mais bon, c'est trrrrèèèèèèèèèès instructif sur la civilisation aztèque même si c'est très romancé et d'ailleurs ça n'en reste pas moins un très grand et très bon roman, en fait j'ai dévoré les 350 1ères pages et les 350 dernières, le milieu (350 autres pages) m'a moins entraîné même si ça reste intéressant.


(commenté le 11/07/2004)
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:16
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 21:57

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A YEAR IN THE MERDE
 
( GOD SAVE LA FRANCE )
 
 
"Histoire d'un succès : Stephen Clarke, journaliste installé en France depuis dix ans, écrit un petit " guide de survie " à l'usage de ses compatriotes en exil. Il imprime l'ouvrage à deux cents exemplaires, le met en vente sur son site Internet et le livre lui-même à domicile. Le bouche à oreille faisant son œuvre, le texte est remarqué par quelques libraires et journalistes, et s'écoule à plusieurs milliers d'exemplaires à Paris avant qu'un éditeur anglais en acquière les droits. Le livre devient un best-seller au Royaume-Uni. Il doit aujourd'hui paraître dans seize pays. Stephen Clarke travaille à la suite des aventures de Paul West. "
 
 
L'histoire : Paul West est un jeune cadre dynamique anglais qui vient de décrocher un contrat d'un an dans une société de l'agro-alimentaire à Paris. Sa mission : mettre en place un projet de salon de thé à la british. C'est dans ce contexte très propice à la mise en évidence des différences socio-culturelles franco-britanniques que le narrateur va décrire toutes ses péripéties pour survivre sur la terre hostile parisienne. Cela va de la merde canine sur tous les trottoirs, aux grèves-surprises à gogo de toutes les catégories professionnelles existantes (les porn-stars françaises inclus...).
 
Si le début s'annonce fort divertissant et les situations drôlissimes (les premiers pas du narrateur dans la grande ville, la découverte des règles de survie parisiennes non-écrites, les relations avec ses collègues de travail, les problèmes de communication dûs à la langue (hilarant)), l'auteur s'embourbe par la suite dans des aventures qui mélangent à la fois - et là votre shaker est le bienvenue - histoires au-dessous de la ceinture et complots politico-économiques. Tout cela est un peu tiré par les cheveux (mais bon, faut bien une trame quelconque), et ça devient rapidement dénué d'intérêt.
 
Plus une peinture critique de la société parisienne que de la France au sens large (c'est bien dommage que l'auteur ne le souligne nulle part et que son portrait de la France n'est en fait qu'une caricature de Paris au pire de sa forme), c'est une expérience somme toute commune à tout étranger dans une ville qui n'est pas la sienne, avec ses étapes d'adaptation, ses vérités, son (gros) lot de clichés, et ses exagérations, sans grande originalité, mais divertissant malgré tout.
 
J'ai préféré de loin Me Talk Pretty One Day (Je parler français) de David Sedaris (un américain) et Les français aussi ont un accent de Jean-Benôit Nadeau (un québécois) dans le genre "mes aventures en France" ou "vous voulez mon point de vue sur les français?"


(commenté le 05/03/2006)
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