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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 13:39



LES GENS DE LA RUE DES RÊVES


4ème de couverture :
"En allant à la recherche des Gens de la rue des Rêves, il faut se rappeler que l'auteur est profondément attaché à Ôsaka, la grouillante et bruyante ville où, quelque part dans le quartier sud, parmi le peuple des petits commerçants, il a planté le décor de ce roman. Pour décrire cette galerie hétéroclite de portraits attendrissants et cocasses, Miyamoto Teru prête son regard à un apprenti poète célibataire et démarcheur de son état qui, au fil de ses interventions dans les soubresauts tragicomiques de l'existence de ses voisins, nous invite à découvrir avec lui leur humanité attachante : la femme du restaurateur chinois, la vieille buraliste, le fils de l'horloger, les frères de la boucherie, le photographe... Il noue, dans cette rue, autour de leurs rencontres, de leurs manies, de leurs rêves et de leurs confidences, un faisceau d'existences entrelacées, de souvenirs vécus, fondus et recomposés avec une patiente minutie et une ironie très douce."



Un nouvel auteur japonais dont je ne vais pas tarder à me procurer les autres romans car j'aime beaucoup son style!

J'ai beaucoup aimé ce regard réaliste chargé de tendresse avec lequel l'auteur nous amène à la rencontre de personnages tous aussi attachants et savoureux les uns que les autres.  
A travers Haruta, un jeune homme de la rue des Rêves qui se trouve souvent malgré lui mêlé à la vie de ses voisins et à tout ce qu'elle cache de tragique et de drôle à la fois, l'auteur nous fait une petite visite guidée de cette petite communauté quasi-villageoise de la rue des Rêves, en se focalisant chapitre par chapitre sur un des commerçants de ce lieu. C'est une lumière sans ombre qui les éclaire alors, en s'immiscant dans le plus profond de leurs âmes, révélant ainsi leurs aspirations et leurs petits secrets que cachent souvent les apparences.

Il y a beaucoup d'humanisme dans ce roman qui rend touchants même les personnages les plus antipathiques. Les situations et les dialogues sont souvent cocasses, chaplinesques parfois, en fait je visualisais souvent les personnages de ce village dans "Crazy Kung-Fu" (mdrr la référence - enfin ce roman est moins "crazy" que le film quand même, rien de particulièrement déjanté), on est plongé dans un Japon populaire très coloré et étonnament enjoué. Il y avait vraiment des passages et des réflexions que je trouvais comiques tellement c'était inattendu. Enfin, on sourit beaucoup sans non plus s'écrouler de rire.
J'étais aussi assez surprise de la crudité avec laquelle l'auteur parle du sexe en général, de façon très spontanée, en faisant couler ça de façon très naturelle, sans voyeurisme, sans volonté d'effet particulier apparent, comme s'il parlait de nourriture, de la pluie ou du beau temps. C'est... oui... surprenant... lol. Pas le fait de parler de sexe, mais la façon... Enfin bref, vous comprendrez en le lisant lol.

Pour finir, ce roman est construit comme La librairie Tanabe de Miyabe Miyuki, composé de chapitres-récits pouvant être lus indépendamment les uns des autres comme une série de nouvelles mais formant indéniablement un tout, mais autant ça m'avait perturbée (presque énervée) dans La librairie Tanabe, autant ici je trouve que ça passait très bien. J'ai appris grâce au traducteur qu'on appelait ce format de livre, "roman-omnibus", car pratique à lire dans les transports en commun (moi qui appelait ce genre de lecture pratique et divertissante, des livres de grève lol... euh, à ne pas confondre avec les romans de gare!).

Bref, un très bon moment de lecture pour moi et une belle découverte que ce Miyamoto Teru! Chouette!

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Published by A_girl_from_earth - dans ROMANS DIVERS
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